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Amical : France et Côte d’Ivoire vont honorer Laurent Pokou

Décédé dimanche à l’âge de 69 ans à Abidjan, Laurent Pokou va recevoir un vibrant hommage lors du match amical France-Côte d’Ivoire qui va, comme un symbole, opposer les deux pays chers à son cœur mardi à Lens.

Nul n’échappe à son destin. Celui de Laurent Pokou était donc de s’éteindre dimanche à la Polyclinique internationale Sainte Anne-Marie (PISAM) de Cocody à Abidjan où il était initialement entré pour une simple opération d’une hernie discale qui a trop traîné. Une disparition qui intervient, et c’est là que c’est bouleversant, à 48 heures d’un match hautement symbolique entre ses deux pays, la Côte d’Ivoire et la France à Lens mardi (20H GMT).

Passé par l’Hexagone entre 1974 et 1979, l’Ivoirien, décédé à 69 ans, a laissé une trace indélébile à Rennes, qu’il qualifiait de "club de sa vie". C’est donc tout naturellement qu’un hommage sera rendu à l’ancien attaquant avant le coup d’envoi du match de mardi puisque la FIFA a répondu favorablement à la requête de la Fédération ivoirienne qui a demandé une minute de silence en sa mémoire.

Pelé : "dommage que Pokou ne soit pas né brésilien"

Révélé avec l’ASEC Mimosas et les Eléphants, Pokou était l’un des rares joueurs à pouvoir se targuer d’avoir suscité les éloges du roi Pelé. A l’issue d’une mini-Coupe du monde organisée au Brésil en 1972, l’Auriverde déclara, "dommage que Pokou ne soit pas né brésilien." Sans doute attiré par cette flatteuse réputation, le Stade Rennais parviendra à recruter l’Ivoirien un an plus tard après plusieurs tentatives avortées. "À chaque fois que Laurent a eu la possibilité de quitter le pays, le président envoyait ses troupes à l’aéroport pour l’empêcher de partir", raconte ainsi Alain Prioul, auteur d’une biographie sur celui qui était surnommé "L’ Empereur des Baoulés".

Chez les Rouge et Noir, Pokou contribuera à assurer le maintien dès sa première saison et gagnera avec 46 buts en 68 matchs le titre de "Duc de Bretagne". Si la suite fut plus compliquée, notamment à Nancy, entre longue blessure et suspension de six mois, l’ancien Eléphant reste une légende sur le continent.

Recordman pendant 38 ans

Meilleur buteur des CAN 1968 (6 buts) et 1970 (8 buts), Pokou a longtemps porté le statut de meilleur buteur de l’histoire de la compétition avec 14 réalisations. Jusqu’à ce que le Camerounais Samuel Eto’o le détrône en 2008 au bout de cinq participations, quand deux avaient suffi à l’Ivoirien ! Auteur d’un doublé en demi-finale de l’édition 1968 en Ethiopie face au Ghana, Pokou y gagnera le surnom "d’homme d’Asmara", du nom de la ville de son exploit. Avant d’inscrire un quintuplé contre les Antilopes lors de l’édition suivante. C’est donc un immense champion qu’honorera Lens ce mardi.

- Le portrait de Laurent Pokou : un buteur hors-pair

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